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| A visée corrective |
Recherche à visée corrective, voire protectrice
Vous avez bien compris que le MN était composé d’un corps cellulaire avec sa membrane externe et son axone.
Ce bref échantillonnage des perturbations tisse le chemin de quelques uns des principaux axes de recherche actuels. L'entrée dans le cerveau de cellules inflammatoires de l'organisme participant à l'inflammation est aussi objet actuel de vérifications. LA STIMULATION DIAPHRAGMATIQUEOn sait combien cette étape d’atteinte respiratoire est redoutée du fait de la gêne qu’elle engendre :
La ventilation au masque (VNI Ventilation Non Invasive) améliore la qualité de vie en corrigeant partiellement ces troubles.Chez les blessés de la moelle épinière la technique de stimulation par « pacing » c'est-à-dire en ayant recours à des électrodes qui vont stimuler le nerf responsable de la contraction du diaphragme est au point, sevrant les malades de la peu confortable trachéotomie. Certes il y a une grande différence entre une blessure d’une zone de la moelle épinière et la SLA où le muscle diaphragme peut aussi être amyotrophié. Selon les publications en 2009 à Berlin, dans le cadre de l’alliance MND (Moto Neurone Disease) cette technique a été testée chez des patients SLA, Américains et Français, dans le double but de vérifier une action positive sur les troubles du sommeil, vraisemblablement en lien avec l’état diaphragmatique et un ralenti de la détérioration du muscle diaphragme sollicité par la stimulation. La mise en place des électrodes se réalise sous anesthésie, par cœlioscopie, le boîtier de commande est externe et est actionné par le patient lui-même. Reste à définir les critères exacts d’indication chez les patients SLA tels : L’état du diaphragme.
Découverte d'une protéine fautive dans la SLAEtude du Northwestern University Feinberg School of Medicine de Chicago / Nature 21/08/2011 Les auteurs identifient une modification intra-cytoplasmique commune à toutes les formes de SLA :
Dans la SLA ce système est déficient, c’est alors que le neurone ne peut se réparer, et est endommagé. Explication : On se souvient que les protéines normales sont toutes responsables de fonctions spécifiques. Pour remplir la fonction qui leur est dévolue, ces protéines doivent présenter une structure complexe, parfaitement définie. Cette structure dans sa configuration achevée est le résultat de 4 phases :Ce travail va avoir pour résultat une modification de la morphologie par pliage/ dépliage des chaînes polypeptidiques conduisant à la forme finale de la protéine qui peut être globulaire, hélicoïdale, spiralée etc… Des atomes de métaux peuvent se lier à ce peloton tel le fer dans l’hémoglobine, le zinc dans la SOD etc… Les protéines sont constamment synthétisées et dégradées au sein de la cellule. Les protéines défectueuses proviennent d’une mutation d’un AA de la chaîne primaire ou d’un dommage environnemental comme le stress oxydatif, modifiant la morphologie. L’ubiquilin 2 a en charge le recyclage des protéines endommagées. Dans la SLA ce travail n’est pas fait au sein des neurones centraux et périphériques. C’est alors que l’accumulation des protéines défectueuses provoque la dégénérescence neuronale. Un fonctionnement normal des neurones implique un recyclage et une remise en forme des blocs de construction des protéines cellulaires. Le défaut de recyclage provoque la formation au sein des motoneurones de « gros paquets embrouillés » Cependant la relation causale entre accumulation de l’ubiquilin 2 et la SLA n’est pas établie. Néanmoins cette découverte ouvre vers une nouvelle voie thérapeutique. Selon le Dr Teepu Siddique de Chicago il devrait être possible de tester des médicaments contrôlant cette voie liée à l’ubiquilin 2. |
