A visée corrective
Recherche à visée corrective, voire protectrice
Vous avez bien compris que le MN était composé d’un corps cellulaire avec sa membrane externe et son axone.
L’un comme l’autre doivent être en bon état. Voici quelques perturbations possibles....
  • Si l’axone contient beaucoup de neurofilaments - ceux là même qui soutiennent l’axone et lui assurent, de façon mécanique, sa fourniture en éléments nutritifs –, ces derniers peuvent s’agglomérer et bloquer le trafic apport de nutriments/évacuation des déchets.
    J.P.Julien au Québec a bien montré que lorsque des neurofilaments s’accumulent dans l’axone, peu à peu le MN s’asphyxie.
    Qui est cause de cette agrégation ?
  • De même si des événements extérieurs altèrent la membrane, des composés importuns vont pénétrer dans la cellule et l’altérer.
    C’est le cas du glutamate en excès qui favorise l’entrée anormale du calcium dans la cellule MN.
    Celle-ci possède peu de moyen pour corriger cet excès devenant dangereux pour elle.
  • Des mutations génétiques (Génétique) peuvent modifier le fonctionnement de capture des radicaux libres oxygénés (stress oxydatif) très toxiques, mais totalement jugulés dans le cas d’un fonctionnement normal.
  • Des apports nutritifs peuvent être altérés du fait d’une modification des échanges au niveau sanguin sous la dépendance de facteurs de croissance modifiés au niveau des vaisseaux sanguins. (Facteurs de croissance)
  • Des mitochondries, dont on sait l’importance, sont très anormales chez les patients SLA.
    Cette observation est à l’origine de plusieurs développements.
  • Des facteurs de croissance des MN modifiés (Facteurs de croissance) ont eux aussi été très étudiés avec plus ou moins de bonheur.
  • Des réactions sans doute normales pour des cellules en souffrance amenant leur destruction spontanée, appelée apoptose, à des fins de protection vis-à-vis des autres cellules, ont conduit à préciser les mécanismes très complexes du phénomène apoptotique.(Apoptose)
  • L’activation des cellules microgliales, impliquées comme on l’a vu dans les défenses immunitaires au niveau du système nerveux central, peut conduire à un processus inflammatoire capable d’altérer les MN.

Ce bref échantillonnage des perturbations tisse le chemin de quelques uns des principaux axes de recherche actuels.
On en mesure la complexité, tout autant que la nécessité de disposer d’un modèle animal fiable.
Or, si on sait modifier le patrimoine génétique des souris pour les amener à avoir des symptômes proches de la SLA, à ce jour le modèle animal dont on dispose n’est pas le reflet exact de la SLA humaine.

L'entrée dans le cerveau de cellules inflammatoires de l'organisme participant à l'inflammation est aussi objet actuel de vérifications.