Le Journal des Neurosciences du 10/12/08 relate que diverses observations montrent que la mort des MN serait provoquée par les astrocytes, et que le processus oxydatif serait un moment clé dans cette perte neuronale.
Jeffrey Johnson (Université Wisconsin-Madison) a focalisé ses recherches sur la stimulation de la synthèse d’un anti-oxydant naturel ,le glutathion. Les résultats obtenus prolonge significativement la vie des souris rendues artificiellement porteuses de la maladie.
ASTROCYTES ET MOTONEURONES : ALLIES ou ENNEMIS ? On se souvient du rôle important et incontesté joué par les astrocytes auprès des Motoneurones (MN).
Leur positionnement clé entre les vaisseaux sanguins et les synapses (jonction entre 2 neurones) des MN leur confère 3 grandes fonctions :
- Un rôle de soutien
- Un apport en nutriments puisés dans les vaisseaux sanguins
- La recapture du glutamate évitant son accumulation dont on connaît l’effet délétère.
Selon les travaux de Cédric Raoul, chercheur à Inserm à l’INMED de Marseille, publié le 25/11/2010, les astrocytes présentent des anomalies de fonctionnement dans la SLA, portant atteinte aux MN, entraînant leur dégénérescence.
Des informations entre cellules du corps humain sont naturellement échangées grâce à de petites molécules. Ces molécules sont appelées cytokines.
L’auteur et son équipe ont mis en évidence, dans la SLA, le rôle neurotoxique de 2 cytokines : l’Interféron gamma (IFNG) et la molécule Light
L’IFNG produit par les astrocytes déclenche l’activation de la molécule Light avec une déferlante d’événements aboutissant à la perte des MN.
En bloquant cette cascade d’événements chez l’animal, par inactivation de IFNG et LIGHT, les chercheurs ont réussi à ralentir la destruction des MN et à allonger la durée de vie.
IFNG et LIGHT sont 2 cibles importantes dans la mise au point d’un traitement, basé sur la thérapie génique et l’immunothérapie. N’oublions pas la difficulté du traitement de la SLA où la molécule thérapeutique doit atteindre l’ensemble des MN répartis le long de la moelle épinière et dans le cortex cérébral.
Ces recherches sont soutenues par la Fondation Thierry Latran .Avec l’aide des industriels tout est mis en œuvre pour explorer ce potentiel.