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| Cellules souches |
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Un gros travail est réalisé sur les cellules souches embryonnaires et les techniques possibles pour les rendre compétentes dans le « métier » de MN.
Des chercheurs montpelliérains viennent de mettre en évidence l’existence de cellules souches neurales chez l’homme. Ceci était connu chez les rongeurs mais pas encore démontré chez l’homme. Ces cellules indifférenciées, c'est-à-dire sans caractères spécifiques, mises en culture in vitro, comme cela a été montré par A.Privat, Directeur de recherche à l’INSERM, sont capables de donner des neurones, mais aussi du tissu glial, des astrocytes. La communauté scientifique reconnaît l’intérêt de cette découverte pour compenser la perte cellulaire. La technique de thérapie génique pourrait s’appliquer à ces cellules neurales. L’injection de facteurs de croissance permettrait de réactiver ces cellules souches pour leur permettre de donner naissance à des cellules neuronales actives. Il s’agit là d’un important travail en plein développement. Nicolas Maragakis de l’université Johns Hopkins à Baltimore a montré que les astrocytes joueraient un rôle dans la progression de la maladie. Il pense qu’il faut cibler les astrocytes anormaux afin de les remplacer par des « normaux » à transplanter dans une région précise de la moelle épinière, par exemple cervicale, où réside les MN respiratoires . Il existe 4 grandes catégories de cellules souches :
Les cellules pluripotentes sont très intéressantes du fait de leur diversité d’action. Toutefois ce passage par l’embryon pose de gros problèmes éthiques. Or le Pr Yamanaka et son équipe à Tokyo ont réussi à créer des cellules souches pluripotentes induites (cellules SPi) en implantant 4 gènes ciblés dans de banales cellules de peau. Cette découverte très importante a été reprise à Harvard au Massachusetts par le Dr Mathias Stadtfeld. Ces cellules souches obtenues par reprogrammation de cellules de peau sont-elles autant pluripotentes que les cellules embryonnaires ? Ceci est un point de recherche extrêmement important pour les applications cliniques. Des gènes capables de métamorphoser des cellules banales de peau en cellules pluripotentes ont été repérés. On a crée des cellules SPi à partir de la peau d’une patiente atteinte de SLA. Mais les cellules obtenues étaient porteuses de l’effet SLA. Les recherches s’orientent pour trouver les moyens d’annuler l’effet SLA. A l’hôpital de Houston, il a été transféré des cellules souches de moelle épinière à un patient atteint de SLA. Ces cellules vont s’établir au niveau des régions lésées (Neurology du 14/10/08). Cela laisse à penser qu’en injectant ces cellules au patient, celles-ci s’exprimeront très exactement là où le patient en a besoin ! Il faut mesurer à sa juste valeur une telle avancée qui permettrait d’éviter le recours à l’embryon et de disposer de cellules totalement compatibles puisque provenant de l’individu à traiter. C’EST L’AUBE D’UNE THERAPIE REGENERATIVE. On voit l’intérêt et l’importance de telles recherches qui font progresser considérablement le niveau de connaissance. On conçoit également la difficulté de transposer à l’homme ce qui n’est encore qu’une pratique sur l’animal. « Cell Stem Cell » (revue scientifique )publie le 04/12/08 des résultats selon lesquels des MN fonctionnels ont pu être obtenus à partir de cellules souches pluripotentes. Deux équipes différentes ont réalisé ce même travail . Les MN ainsi produits ont été placés en culture avec des astrocytes humains. Ceci a conduit à l’observation capitale selon laquelle les MN en contact avec des astrocytes SOD muté dégénèrent suite à une réponse inflammatoire et un stress oxydatif. L’utilisation de ces techniques permettront de disposer de modèles animaux plus fiables . L’utilisation envisageable de ces cellules comme cellules de « remplacement » implique d’abord de savoir se protéger des cellules de soutien « toxiques » Le chemin sera long. |
