Les symptômes
Un certain nombre de symptômes vont se manifester : leur banalité fait qu’on les attribue faussement au vieillissement, à la fatigue, au stress de la vie. Il peut s’agir de crampes, de marches manquées, d’objets échappés… Ceci rend le diagnostic difficile. En effet il n’existe pas de test de dépistage spécifique.
Chaque individu vit sa propre SLA, à son rythme. Certaines zones peuvent être respectées, l’ordre d’apparition des désordres est imprévisible, tout comme leur rapidité d’apparition.  Cette perte de mobilité progressive due à la maladie entraîne des manifestations cliniques diverses qui peuvent être :
  • Crampes, fasciculations,
  • Difficultés à se mobiliser et réaliser un geste,
  • Fatigabilité et perte des forces,
  • Douleurs posturales dues à l’immobilité ou à la rigidité,
  • Troubles dus à l’anxiété,
  • Troubles du sommeil,
  • Troubles de la sécrétion salivaire,
  • Difficultés de déglutition conduisant à l’amaigrissement,
  • Difficultés de communication,
  • Mycoses fréquentes,
  • Constipation,
  • Troubles circulatoires,
  • Difficultés respiratoires et infections qui peuvent en résulter.
Heureusement vous ne présenterez pas toutes ces manifestations !
Certaines d’entre elles sont spécifiques :
  • Elles seront la résultante de la forme spinale-périphérique
  • Elles seront la résultante de la forme bulbaire.
D’autres manifestations sont assez générales et relativement constantes tels l’enraidissement, la constipation, la fatigue.Une dépense énergétique importante : quelle explication ?On a vu que la pratique de certains sports engage certaines fibres musculaires et les MN les commandant.
Ces fibres responsables des efforts intenses sont de grosses consommatrices de glucose - sucre leur apportant l’énergie. On a vu aussi que ce sont elles les plus vite atteintes.
Du fait de sa maladie, le malade SLA a une activité freinée par le handicap, l’entraînant vers une relative immobilité, ce qui laisserait penser que sa consommation en énergie est plus faible. Or il n’en n’est rien !
Suite aux travaux menés sur l’animal par JP Loeffler à Strasbourg, une étude du bilan lipidique chez des patients SLA montre que ce dernier est perturbé et que le rapport entre le bon et le mauvais cholestérol est peut être à reconsidérer, d’autant qu’on sait que les graisses sont les plus gros fournisseurs en énergie !
Dans le même ordre d’idée le Pr Camu de Montpellier a clairement montré que les dépenses énergétiques chez les malades SLA, quel que soit l’âge ou le sexe, sont augmentées.